Michel RIVAT
Conseiller du Canton de Brénod
Maire de Champdor
Marié, deux enfants
Enseignant
Monsieur le président, chers collègues,
Mon intervention portera sur le projet de fermeture de la classe unique du Petit-Abergement.
Cette décision évoquée pour la rentrée prochaine par Monsieur l’inspecteur d’Académie qui m’en a informé pose de nombreux problèmes :
- Tout d’abord elle est contestable car le dernier recensement fait ressortir une augmentation de population dans toutes les communes du canton. De plus, l’expérience prouve que l’enseignement en classe unique apporte une richesse indéniable aux enfants qui apprennent à faire preuve de davantage d’entraide et de solidarité.
- Par contre, cette fermeture aurait de lourdes conséquences :
o Perte d’attrait de la commune, la présence d’une école maintien une certaine vie sociale et est décisive pour attirer et garder dans les villages ruraux de jeunes couples.
o Allongement des journées des enfants et classes surchargées à 30 élèves.
o Coût des transports, les économies réalisées par l’Education nationale ne sont en fait qu’un nouveau transfert des coûts vers les<parents, les communes et la Conseil Général qui vont être contraints de prendre en charge de nombreux déplacements. Sans compter ce que comporte ces déplacements supplémentaires en terme de risques routiers
Je ne peux pas accepter que les pouvoirs publics s’emploient à faire en sorte d’encourager la désertification de nos campagnes de moyenne montagne. Cette politique va à l’encontre de tous les efforts réalisés depuis de nombreuses années par la population et les élus locaux pour maintenir les services publics qui sont la base de l’aménagement du territoire et qui sont dus à tous les contribuables.
La baisse du nombre de fonctionnaire voulu par ce gouvernement qui a décidé de ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux , n’est pas acceptable dans les zones déjà défavorisées de moyennes montagnes. Comme j’ai pu le constater à la lecture du « Progrès » du 5 mars dernier, l’Ain est déjà fortement défavorisé. Par rapport aux autres départements Rhône-Alpins, il y a 20% de fonctionnaires en moins.
C’est pourquoi je vous demande, Monsieur le Président, de bien vouloir intercéder en faveur du maintien de cette classe unique du Petit-Abergement auprès de Monsieur l’Inspecteur d’Académie, voire auprès du Ministère si cela s’avère nécessaire. En effet vous savez parfaitement qu’il n’y pas d’aménagement du territoire sans activités économiques et sans services publics.